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[ 9 février 2009 ]
| Dépliant "Maladie de Lyme" (PDF - 2 Mo) |
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C’est une zoonose de loisir rencontrée sur tout le territoire.
C’est une bactérie de la famille des spirochètes, du genre Borrelia.
La tique du genre Ixodes est le vecteur de la borréliose.
Le réservoir est très vaste. Les animaux de nombreuses espèces de mammifères (cervidés, bétail, petits rongeurs, chiens) peuvent rester porteurs de Borrelia pendant de longues périodes de leur vie sans manifestation.
La transmission à l’homme se fait uniquement par piqûre de tique. Les contaminations humaines sont plus fréquentes à la période d’activité maximale des tiques, en France entre le début du printemps et la fin de l’automne.
On peut contracter la maladie de Lyme sur tout le territoire, mais de façon plus importante sur le quart Nord-Est de la France. L’Institut de veille sanitaire enregistre environ 300 cas par an de borréliose, mais ce chiffre est vraisemblablement sous-évalué du fait de l’absence de système de surveillance organisée. Une étude est prévue sur 2 ans (2001-2003) en Alsace. A l’issue de la première année, 746 cas dont 543 certains ont été notifiés. A partir du nombre de médecins participant à cette étude, on estime l’incidence moyenne annuelle dans cette région à 300 pour 100 000 habitants. Ces données provisoires ne seront validées que lorsque l’étude sera terminée.
La lésion très évocatrice de la maladie de Lyme est appelée « érythème chronique migrant », mais elle est inconstante. Il s’agit d’une éruption rouge, inflammatoire, débutant trois à trente jours après la piqûre, centrée au point de piqûre. Elle s’étend ensuite et peut s’associer à de la fièvre, puis disparaître spontanément en quelques semaines.
Si l’érythème chronique migrant passe inaperçu ou n’existe pas, il peut apparaître alors quelques semaines à quelques mois plus tard une phase secondaire de la maladie caractérisée par plusieurs manifestations isolées ou associées : manifestations articulaires, cutanées, cardiaques, neurologiques, générales (à type de fatigue chronique).
Des mois à des années après l’infection peuvent apparaître des manifestations tertiaires, de type articulaire, cutané, neurologique, musculaire, ou cardiaque.
L’évolution est très favorable lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée précocement. En l’absence de traitement, l’évolution vers la phase secondaire n’est pas systématique, mais aggrave le pronostic.
Le diagnostic est difficile sur le plan clinique, lorsqu’il n’est pas réalisé au stade d’érythème chronique migrant. Les tests sérologiques ne sont pas totalement standardisés, et restent parfois d’interprétation encore difficile.
Son objectif est de guérir les manifestations cliniques et d’éviter l’évolution vers la phase secondaire. Il repose sur l’antibiothérapie par voie orale, d’autant plus efficace qu’elle est prescrite précocement. Beaucoup d’antibiotiques sont efficaces sur Borrelia.
En l’absence de vaccination, la meilleure prévention consiste à retirer les tiques le plus rapidement possible après piqûre, en évitant de casser le rostre. La résistance des tiques aux insecticides rend difficile leur destruction. Il n’est pas justifié de traiter systématiquement par antibiotique tout sujet qui vient d’être piqué par une tique. En revanche, il faut surveiller l’apparition d’un érythème chronique migrant et signaler la notion de piqûre de tique à son médecin lors de l’apparition d’une lésion cutanée ou d’une fièvre.
Vous pouvez consulter ces sites à l’adresse suivante :
Attention, en cliquant sur ces liens proposés, vous quittez le ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées.
Source :
DGS/ Bureau 5C Maladies infectieuses et politique vaccinale
et Bureau des systèmes d’information
8, avenue de Ségur - 75007 Paris
Rédaction : juillet 2001
Actualisation : juillet 2003



La Ministre de la santé et des sports.

La secrétaire d’Etat chargée des sports.
