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Questions / Réponses : Je me fais vacciner

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Comment et où se fait la vaccination ?
La vaccination contre la grippe A(H1N1) a démarré pour l’ensemble de la population depuis le 12 novembre. Dans un premier temps, la campagne a débuté progressivement selon l’ordre de priorité défini par le Premier Ministre. Désormais, c’est la population générale qui est appelée et les derniers bons ont été envoyés le 22 janvier 2010.

Toute personne désirant se faire vacciner et n’ayant pas encore pu le faire dans un centre de vaccination pourra se faire vacciner :

  • chez un médecin libéral proposant la vaccination. A noter que les personnes désirant se faire vacciner pourront, à partir du 15 février, aller eux-mêmes chercher les vaccins en pharmacie, sur prescription médicale avant de se rendre chez leur médecin pour se faire vacciner.
  • dans certains centres de vaccination installés dans les établissements de santé (liste par département consultable sur le site internet de la préfecture).
  • dans les centres de santé, centres de protection maternelle et infantile volontaires (PMI) ainsi que dans les centres de vaccination qui existaient avant la pandémie.

Pourquoi faire évoluer le dispositif précédent et fermer les centres de vaccination ?
La campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1) a débuté le 12 novembre 2009 avec pour objectif de proposer rapidement la vaccination à l’ensemble de la population, en commençant par les personnes prioritaires. Depuis cette date, environ six millions de personnes se sont faites vacciner grâce au large dispositif de vaccination déployé : centres de vaccination, vaccination en établissements de santé, dans les établissements scolaires ainsi que dans certaines entreprises et administrations, équipes mobiles de vaccination permettant de vacciner les personnes isolées et en situation de précarité, etc. Depuis le 12 janvier, les personnes souhaitant se faire vacciner peuvent également le faire chez les médecins libéraux volontaires.

Trois mois après leur ouverture, les centres de vaccination ont atteint leurs objectifs : proposer dans des délais courts une vaccination de proximité à l’ensemble de la population, tout en préservant le système de soins. Les derniers bons de vaccination ayant été envoyés le 22 janvier, l’ensemble de la population a eu l’opportunité de se rendre dans un centre de vaccination. Le dispositif de vaccination peut désormais évoluer vers un dispositif de droit commun et pérenne. De ce fait, les centres de vaccination ont fermé leurs portes au public le samedi 30 janvier 2010. La vaccination se poursuivra jusqu’au mois de septembre 2010 selon des modalités alternatives permettant à toute personne le désirant de se faire vacciner.


Pourquoi doit-on continuer à se faire vacciner ?

  • Le virus de la grippe A(H1N1) circule encore en France (et à l’étranger), même si le nombre de personnes malades est passé en dessous du seuil épidémique. Le risque individuel d’attraper la grippe A(H1N1) persiste. Il y a encore des décès et des cas graves, notamment chez des personnes jeunes sans problèmes de santé particuliers, qui pourraient être évités grâce à la vaccination.
  • Le virus de la grippe A(H1N1) est nouveau, donc personne n’a de protection naturelle (immunité) réellement efficace. A ce jour, les autorités sanitaires estiment que le nombre de personnes immunisées qui permet de contenir une épidémie n’est pas atteint. Cette immunisation s’acquiert après avoir attrapé la grippe ou après avoir été vacciné. Une deuxième vague est donc possible dans les semaines ou les mois à venir, comme cela s’est déjà passé dans d’autres pays. Les Etats-Unis, le Mexique, le Canada et le Royaume-Uni ont connu deux pics.
  • Depuis le début de la pandémie, le virus de la grippe A(H1N1) a subi quelques mutations, mais le vaccin reste efficace.
  • Pour toutes ces raisons, je me fais vacciner si je ne l’ai pas encore fait car c’est le meilleur moyen de me protéger contre la grippe A(H1N1). Même si d’habitude je n’attrape pas la grippe, cette fois-ci, je cours un risque plus important.
  • Je me fais vacciner également pour protéger mes proches car je ne veux pas faire courir un risque à certaines personnes de mon entourage qui ne pourront peut-être pas bénéficier de la vaccination. C’est particulièrement le cas des enfants de moins de 6 mois.

Qui sont les personnes invitées à se faire vacciner ?
La vaccination contre la grippe A(H1N1) est proposée à l’ensemble de la population française.
L’ensemble des populations prioritaires définies par le Haut conseil de la santé publique (HCSP), soit près de 25 millions de personnes, ont été invités à se faire vacciner entre le mois de novembre et le 16 décembre 2009. Ce sont notamment l’ensemble des professionnels de santé et de la chaîne de secours, les personnes fragiles (souffrant d’une des 9 « affection longue durée - ALD grippe ») et l’ensemble des enfants de 6 mois à 18 ans (la liste des personnes invitées à se faire vacciner par ordre de priorité est en ligne sur le site internet pandémie grippale (www.pandemie-grippale.gouv.fr) ou sur celui du ministère chargé de la santé).

Le reste de la population générale, c’est-à-dire 40 millions de personnes, a progressivement commencé à être appelée depuis la mi-décembre. Les envois des bons de vaccination sont terminés depuis le 22 janvier 2010.

Je n’ai pas reçu ou j’ai perdu mon bon de vaccination et je souhaite me faire vacciner : que dois-je faire ?
Chaque personne reçoit, de la part de l’Assurance maladie, un courrier de la ministre de la santé, l’invitant à se faire vacciner. Cette invitation précise les modalités pratiques de la vaccination et comporte au verso un bon de vaccination à présenter le jour de la vaccination. Ce bon sert à garantir la traçabilité des vaccins. Les envois des bons de vaccination sont terminés depuis le 22 janvier. L’ensemble de la population française devrait donc avoir reçu son bon de vaccination.
Si vous n’avez pas reçu votre bon ou si vous l’avez perdu, vous pouvez vous faire émettre un bon de vaccination dans un centre d’accueil de l’assurance maladie, directement dans un cabinet médical proposant la vaccination, chez votre pharmacien ou dans un centre de vaccination (centres de certains établissements de santé, centres de protection maternelle et infantiles volontaires, centres de vaccination qui existaient avant la pandémie…) dont vous pouvez vous procurer l’adresse auprès de la préfecture de votre département.
Vous devez vous munir des renseignements qui doivent permettre l’émission du bon : nom, prénom, numéro de sécurité sociale à 15 chiffres dont la clé, date de naissance et code postal de résidence.


Où puis-je obtenir des informations sur les médecins libéraux qui proposent la vaccination contre la grippe A(H1N1) ? Comment cette vaccination va se passer ?
A partir du 12 janvier 2010, les médecins libéraux qui le souhaitent peuvent proposer la vaccination contre la grippe A(H1N1) dans leur cabinet. Pour savoir si votre médecin propose la vaccination dans son cabinet, vous devez vous renseigner directement auprès de lui. Le cas échéant, cette vaccination pourra être réalisée, à votre demande, à l’occasion d’une consultation/visite habituelle ou d’une séance spécifique et collective de vaccination (horaires dédiés).
A noter que les personnes désirant se faire vacciner pourront, à partir du 15 février,, aller eux-mêmes chercher les vaccins en pharmacie, sur prescription médicale avant de se rendre chez leur médecin pour se faire vacciner.


Où puis-je obtenir des informations sur la liste des établissements de santé qui proposent la vaccination ? Comment cette vaccination va se passer ?
A partir de fin janvier 2010, les établissements de santé sièges de SAMU proposeront la vaccination contre la grippe A(H1N1). Pour connaître la liste de ces établissements ainsi que les horaires d’ouverture, merci de vous connecter sur le site Internet de votre Préfecture.


La vaccination dans les cabinets médicaux est-elle gratuite ?
Les personnes qui souhaitent se faire vacciner dans les cabinets médicaux devront s’acquitter du prix d’une consultation habituelle si la vaccination est réalisée dans ce cadre ou devront s’acquitter de 6,60 euros si la vaccination est réalisée dans le cadre de séances de vaccination spécifiques et collectives. Cette somme, correspondant à un acte spécifique, sera prise en charge à 100% sans franchise ni ticket modérateur.


Les équipes mobiles de vaccination seront-elles maintenues ?
Non, la fermeture des centres de vaccination met un terme aux équipes mobiles de vaccination.


Dans ce cas, comment les personnes résidant dans les centres médico-sociaux ou sociaux et les personnes en situation de précarité seront-elles prises en charge ?
La vaccination dans les établissements médico-sociaux pourra, cependant, se poursuivre soit par les moyens propres à ces établissements, soit avec le concours des médecins libéraux. Il en sera de même pour la vaccination des personnes sans domicile fixe, qui se fera en lien avec le tissu associatif chargé des maraudes.


Combien de doses ?
Les données dont nous disposons désormais sont suffisamment robustes pour confirmer la bonne protection conférée par une seule injection. Sur la base des recommandations émises par l’Agence Européenne du Médicament (EMEA), la vaccination sera donc réalisée avec une seule injection, à l’exception notamment des jeunes de moins de 9 ans ayant été vaccinés avec du Panenza et de certaines catégories de malades qui recevront toujours deux injections : elles sont nécessaires pour leur garantir une protection immunitaire maximale.
Le recueil des données sur l’immunité conférée par la vaccination et surtout sa pérennité se poursuivent. Si ces données montrent que la protection faiblit avec le temps, le gouvernement sera en mesure de proposer une vaccination de rappel.


Quels sont les vaccins utilisés ?
Il s’agit de :

  • PANDEMRIX du laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline
  • FOCETRIA du laboratoire Novartis
  • CELVAPAN du laboratoire Baxter
  • PANENZA du laboratoire Sanofi Pasteur

Quels vaccins seront proposés pour la vaccination dans les cabinets libéraux ?
Les médecins proposant la vaccination dans leur cabinet pourront vacciner avec 2 types de vaccins différents : le vaccin Focetria (laboratoire Novartis) avec adjuvant et le vaccin Panenza, sans adjuvant (laboratoire Sanofi Pasteur). Ils s’approvisionneront directement auprès des pharmacies d’officines.Vous trouverez toutes les informations sur les vaccins contre la grippe A(H1N1) sur le site de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), dans la rubrique « Pandémie grippale ». Votre pharmacien et votre médecin traitant pourront vous informer.


Puis-je choisir mon vaccin ?
Seuls les vaccins dotés d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont utilisés pour vacciner la population. Aussi, chacun doit considérer que tous les vaccins offrent le même niveau d’efficacité et de sécurité. De ce fait, il n’est pas prévu d’offrir le choix du vaccin aux personnes qui viendront se faire vacciner.
Le vaccin sans adjuvant est réservé aux femmes enceintes aux 2ème et 3ème trimestre, aux nourrissons de 6 mois à 23 mois, aux enfants âgés de 2 à 9 ans inclus et à certaines pathologies concernant des disfonctionnements immunitaires innés ou acquis.


Le vaccin est-il efficace ?
C’est le fondement même de la procédure d’autorisation de mise sur le marché que de vérifier, en plus de la sécurité du vaccin, son efficacité contre l’agent pathogène contre lequel il protège. En conséquence, les vaccins dotés d’une AMM, qui seront les seuls utilisés dans le cadre de la campagne de vaccination, ont démontré leur efficacité pour protéger contre le virus de la grippe A(H1N1). Cependant, comme c’est le cas pour tous les vaccins, les vaccins contre la grippe A(H1N1) ne protègent pas à 100%.
Le vaccin reste efficace plusieurs mois. Se faire vacciner aujourd’hui permet donc largement d’être protégé pendant la période à risque de pic pandémique.


Quelle est la composition des vaccins ?
Les vaccins comportent un principe actif dénommé « antigène ».
C’est cet élément qui va induire une réponse immunitaire capable de protéger l’individu contre l’infection naturelle ou d’en atténuer significativement les conséquences.
Les autres composants sont :

  • les adjuvants qui stimulent la réaction immunitaire induite par les vaccins (cf. infra.) ;
  • un produit qui permet la conservation des vaccins (comme le Thiomersal) ;
  • et des agents inactivants (formaldéhyde) pour l’inactivation et la détoxification des agents infectieux.

Que sont les adjuvants et à quoi servent-ils ?
Certains vaccins contre la grippe A(H1N1) contiennent des adjuvants. Ces adjuvants servent

  • à élargir le spectre d’efficacité des vaccins, ce qui permet aux vaccins d’agir même contre un virus qui se serait légèrement modifié. Les nouveaux virus évoluent souvent spontanément, et c’est particulièrement le cas pour les virus de la grippe. L’élargissement du spectre d’action permet donc d’augmenter la garantie d’efficacité des vaccins ;
  • à limiter la quantité d’antigène nécessaire pour obtenir la réaction immunitaire permettant de protéger la personne vaccinée. Les vaccins adjuvés contiennent donc moins de « principe actif » et permettent d’augmenter le nombre de vaccins produits dans une période donnée.

C’est pourquoi les vaccins acquis dans le cadre de la pandémie A(H1N1) comportent dans leur grande majorité des adjuvants.
Les adjuvants utilisés dans les vaccins de GSK, de Novartis et dans un vaccin de Sanofi sont à base de squalène (huile de foie de requin). Le squalène est une substance que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’homme. Dans l’organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine. On le trouve également dans différents aliments, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l’huile de poisson, en particulier de l’huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins.
Le risque associé à la présence d’adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A(H1N1) est actuellement théorique. En effet, les données chez l’animal n’ont permis de retrouver aucun effet toxique.
L’un de ces adjuvants (MF59) est d’ailleurs présent dans des vaccins déjà administrés à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, notamment l’un des vaccins utilisés contre la grippe saisonnière en Europe (environ 47 millions de doses administrées depuis 1997). La large utilisation de ce vaccin n’a pas conduit au signalement d’effets indésirables post-vaccinaux importants et témoigne de sa bonne tolérance.


Les vaccins contre la grippe A(H1N1) pandémique protègent-ils contre la grippe saisonnière ?
Non, les vaccins contre la grippe A(H1N1) pandémique ne protègent pas contre la grippe saisonnière car ils ne sont pas fabriqués à partir des mêmes virus. Inversement, les vaccins contre la grippe saisonnière ne protègent pas contre le nouveau virus de la grippe A(H1N1).


Est-il possible de cumuler le vaccin contre la grippe saisonnière et celui contre le virus A(H1N1) ?
Selon l’avis du Haut Conseil de Santé Publique en date du 27 novembre 2009, les vaccins grippaux pandémiques avec adjuvant Focetria® et Pandemrix® peuvent être coadministrés avec un vaccin grippal saisonnier sans adjuvant. En dehors de ces cas spécifiques, un délai de 3 semaines doit être respecté entre les deux vaccinations.


Quels peuvent être les effets indésirables ?
En se fondant sur les résultats de surveillance des effets secondaires des vaccins contre la grippe saisonnière produits selon des procédés analogues et déjà commercialisés depuis plusieurs années et sur ceux des essais cliniques, les effets secondaires attendus sont similaires à ceux que l’on observe après la vaccination contre la grippe saisonnière. Les vaccins contre la grippe saisonnière sont bien tolérés. S’ils surviennent, les évènements indésirables sont le plus souvent mineurs, prenant surtout la forme de réactions locales (douleur, rougeur, gonflement) au point d’injection ou de fièvre modérée, et ne durent pas plus de 48 heures.
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) ainsi que l’agence européenne du médicament communiquent de manière hebdomadaire sur les effets indésirables qui pourraient être identifiés en France et dans le monde dans le cadre de cette vaccination (bulletin hebdomadaire de l’Afssaps en ligne sur http://www.afssaps.fr ).


Comment et à qui déclarer des effets indésirables ?
Une fiche de déclaration « pandémie grippale » a été mise en place par l’AFSSAPS. Elle permettra de déclarer spécifiquement des évènements indésirables pour les vaccins antigrippaux A(H1N1).
Cette fiche sera téléchargeable sur le site de l’AFSSAPS (http://www.afssaps.fr ). Une fois dûment remplie, elle devra être adressée au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) couvrant le département de résidence du patient déclarant. Elle sera également disponible sur les sites internet de plusieurs réseaux de médecins généralistes et des ordres nationaux des médecins et des pharmaciens. Des formulaires de déclaration seront également disponibles dans les centres de vaccination. Enfin, dans des cas exceptionnels, les professionnels de santé pourront déclarer les évènements indésirables dont ils ont connaissance par téléphone.
Dans le contexte particulier de la pandémie grippale, l’AFSSAPS a renforcé le système habituel de notification par les professionnels de santé en autorisant la notification directe par les patients, afin de disposer de toute information pouvant constituer un signal, quelle que soit la source.
Les patients peuvent donc déclarer eux-mêmes les effets indésirables liés à la vaccination et trouveront sur le site de l’AFSSAPS une fiche téléchargeable à remplir. Il leur est toutefois conseillé de consulter systématiquement un médecin.


Après la vaccination, le respect des gestes barrières est-il toujours nécessaire ?
Oui, après la vaccination, le respect des gestes barrières est toujours nécessaire. En effet, si vous êtes protégé par la vaccination, votre entourage ne l’est peut être pas. Par ailleurs, il faut savoir qu’un vaccin commence à être efficace et à vous apporter une immunité contre la maladie entre 10 jours et 2 semaines après la vaccination. Pour toutes ces raisons, mais également parce que le respect des gestes barrières permet de limiter la transmission d’autres maladies, vous devez continuer à les appliquer au quotidien (lavage des mains…).

Pour se préparer à la vie quotidienne en pandémie grippale

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