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Restitution du rapport IGAS sur l’unité expérimentale de chirurgie de l’hôpital de Saint-Affrique

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[ 7 septembre 2007 ]

Interruption de l’activité de chirurgie lourde de l’hôpital de Saint-Affrique. L’activité de chirurgie sera recentrée sur une prise en charge programmée de court séjour.

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, a reçu le rapport de la mission d’évaluation de l’unité expérimentale de chirurgie viscérale de Saint-Affrique, dirigée par l’Inspection générale des affaires sociales.

Ce rapport fait le bilan d’un an de fonctionnement de l’unité expérimentale de chirurgie de l’hôpital Saint-Affrique. Il met en évidence des problèmes de sécurité dans la prise en charge des patients opérés en chirurgie lourde. Ces problèmes sont liés à la structure même de cet hôpital de proximité, dont l’isolement des praticiens et le faible nombre d’actes réalisés ne permettent pas de garantir les bonnes pratiques en chirurgie lourde. La fermeture totale de l’unité compromettrait cependant la maternité, dont le bon fonctionnement nécessite une couverture chirurgicale.

Roselyne Bachelot-Narquin, animée par le souci de la qualité des soins, a donc décidé d’interrompre l’activité de chirurgie lourde. L’activité chirurgicale sur le site de Saint-Affrique ne sera maintenue qu’à la condition qu’elle soit entourée de toutes les assurances nécessaires en matière de qualité et de sécurité vis-à-vis des patients pris en charge. Ainsi la chirurgie faite à Saint-Affrique sera désormais recentrée sur une prise en charge programmée, ambulatoire ou de courte durée (jusqu’à 48H d’hospitalisation). Par contre la chirurgie à risque, qui nécessite un environnement technique et sécurisé absent à Saint-Affrique, comme la chirurgie lourde et urgente, ne sera plus autorisée.

L’hôpital pourra à cette occasion renforcer son rôle d’établissement de proximité, en développant des activités chirurgicales de spécialité (ORL, stomatologie, ophtalmologie, chirurgie vasculaire…). Cette autorisation redéfinie est susceptible de couvrir jusqu’à 60 à 70 % des besoins chirurgicaux de la population du bassin.

Des conventions seront passées entre l’hôpital de Saint-Affrique et les établissements partenaires, au premier rang desquels le CHU de Montpellier, de façon à lever l’isolement des équipes et permettre à toute la population du bassin d’avoir, dans des conditions de qualité et de sécurité confortées, la réponse à tous ses besoins sanitaires.

Ce nouveau dispositif expérimental sera soumis à une évaluation qui portera sur la qualité et l’efficience du service.

Cette décision a été précédée par une concertation approfondie de la ministre avec les élus locaux, marquant son souci de concilier sécurité et proximité. L’action du député Alain MARC a permis de faire émerger cette solution.

Contact presse – Ministère de la Santé de la Jeunesse et des Sports : Géraldine Dalban-Moreynas Conseillère chargée de la Communication et de la Presse : 01 40 56 40 14